Après une rupture du tendon d’Achille, la récupération est longue et certaines séquelles sont fréquentes. Savoir à quoi s’attendre permet de mieux se préparer et de relativiser les difficultés rencontrées pendant la rééducation.
Les séquelles fréquentes
- Perte de force du mollet : 10-30% de déficit persistant, surtout en endurance
- Épaississement du tendon : le tendon cicatriciel est plus épais que l’original (permanent et normal)
- Raideur résiduelle : limitation légère de la flexion dorsale chez certains patients
- Fatigue précoce : le mollet se fatigue plus vite lors d’efforts prolongés
- Sensibilité à la météo : gêne par temps froid ou humide
Impact sur le sport
60-85% des patients reprennent le sport, mais seulement 50-60% retrouvent leur niveau d’avant la blessure. Les sports à forte demande achilléenne (course, tennis, sports collectifs) sont les plus impactés. Les sports sans impact (vélo, natation) sont généralement bien tolérés.
Comment minimiser les séquelles
Programme de renforcement maintenu à long terme, exercices excentriques d’entretien, étirements réguliers, adaptation progressive des activités et chaussures appropriées. Le renforcement du mollet doit être poursuivi même après la fin de la rééducation formelle.