Rupture partielle du tendon d’Achille : diagnostic et prise en charge

La rupture partielle du tendon d’Achille est un diagnostic intermédiaire entre la tendinopathie et la rupture complète. Plus difficile à diagnostiquer, elle nécessite une prise en charge spécifique pour éviter l’évolution vers la rupture complète.

Qu’est-ce qu’une rupture partielle ?

La rupture partielle correspond à une déchirure d’une partie des fibres du tendon, sans interruption complète de sa continuité. Elle peut toucher de 10 à 90% de la section du tendon. Le tendon reste fonctionnel mais fragilisé.

Symptômes

  • Douleur soudaine et intense (mais moins que la rupture complète)
  • Capacité conservée de se mettre sur la pointe du pied (avec douleur)
  • Gonflement localisé
  • Possibilité de continuer à marcher (en boitant)

Diagnostic

L’échographie est l’examen de référence. Elle montre une zone hypoéchogène (plus sombre) correspondant aux fibres rompues, tout en visualisant les fibres intactes restantes. L’IRM peut compléter le bilan dans les cas douteux.

Traitement

La majorité des ruptures partielles sont traitées de manière conservatrice : immobilisation temporaire en botte (2-4 semaines), puis rééducation progressive. La chirurgie est envisagée si plus de 50% des fibres sont rompues ou en cas de sportif de haut niveau.

Questions fréquentes

Une rupture partielle peut-elle devenir complète ?

Oui, c’est le risque principal si la rupture partielle n’est pas prise en charge correctement. C’est pourquoi le diagnostic rapide et la mise au repos relative du tendon sont essentiels dans les premiers jours.

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